Film Les dents de la mer

Découvrez tout sur la musique du film Les dents de la mer

Inspiré de l’ouvrage à succès de l’écrivain Peter Benchley, le film “les dents de la mer” est produit par Steven Spielberg. Il met en exergue l’univers attractif des requins. Dans son rôle de bête carnivore, l’animal colossal va provoquer et asseoir durant des années sa chasse aux poissons sélaciens avec ses dents affûtées. Pour les spectateurs, l’épinéphrine était au rendez-vous surtout avec le thème musical puissant de John Williams dénommé ostinato. Simple et efficace, il retentissait à chaque fois que le danger était imminent. Voici un tour d’horizon complet à la découverte de la musique de ce film. 

Genèse du film les dents de la mer et de sa musique 

C’est depuis la sortie de Sugarland Express dans les années 1974 que le réalisateur Steven Spielberg et le compositeur John Williams se sont liés d’amitié. Les deux hommes avaient énormément de visions communes pour qu’une collaboration fructueuse puisse naitre.  

Le principal thème du film a été interprété au piano par le compositeur dans la maison californienne de Steven Spielberg. John Williams s’était inspiré de l’ouverture du Sacre du printemps d’Igor Fiodorovitch Stavinsky qui a joué grâce à un demi-ton âcre et répétitif. 

Le réalisateur à l’écoute demeure sceptique. Il ne savait pas quoi penser vraiment d’une musique aussi érémitique, mais il finira par saisir que l’animation du requin risquerait de ne pas aboutir et que le budget du film risquait de se gonfler. Son moral était totalement bas, Spielberg avait même songer à mettre un terme à sa carrière hollywoodienne pas sans raison. 

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Mais, toujours en veille, le génie du metteur en scène trouvera une solution. Afin de donner plus de crédibilité aux séquences du grand animal blanc et éviter au passage les dépenses exorbitantes, il va alors adopter le point de vue du carnassier. 

Sans le monter, la caméra deviendra l’œil du requin et l’accompagnera dans tous ses mouvements. Une position qui facilitera énormément la réalisation du film. Tout le reste ne deviendra pour Spielberg qu’une simple formalité qu’il va jouer graduellement. En réalité, toute la puissance de ce film réside dans l’utilisation astucieuse de la montée en force via des effets scientifiques et un scénario à peine croyable.

La musique du film

Contrairement à « La tour infernale », à « Tremblement de terre » et à « L’aventure du Poséidon », films dont il avait déjà signé certaines musiques, John Williams n’a pas utilisé cette fois-ci ses artifices habituels.  

Les orchestrations musicales du compositeur ne joueront pas ici la carte de la dissonance, et encore moins de l’ithos. Pour les dents de la mer, il fonctionnera sur la même marche filmique que celui des films d’horreur de série B. 

Le thème musical est très fonctionnel. En effet, c’est sur l’apparition du requin qu’il s’appuie pour faire ressortir ses deux notes. Il s’enchaine graduellement au fur et à mesure que le danger prend de l’ampleur. Il s’agit d’une combinaison très ingénieuse, à la fois directe, simple et efficace. 

La musique qui était censée se défaire de l’image afin de la couvrir et imposer une tonalité plus espacée, mais elle ne faisait rien que lui courir après. Qualifiée de « Jaws Theme », elle n’appartiendra alors qu’à l’animal et uniquement lui. Le thème se fera annoncer grâce aux cornets et aux trombones pendant que les percussions et les cordes seront à la réponse. On retrouve toutes les sensations musicales de Stravinsky. 

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Comme bien d’autres compositeurs de Hollywood, John Williams s’est inspiré de l’univers classique, mais à dose homéopathique. Vous pouvez entendre dans le fond du Dvorak et du Debussy ici et là. La musique du compositeur est une sorte de spécimen des temps modernes. 

De toute façon, pour un compositeur de la carrure de John Williams qui a laissé ses empreintes un peu partout notamment sur les légendes d’Indiana Jones et de Stars Wars, cela ne surprend pas vraiment. Il est vrai que la composition et l’adaptation sont deux choses différentes, mais il serait impossible d’imaginer « Les dents de la mer » sans cette musique obsédante. Tout était en harmonie pour personnaliser ce requin-mangeur d’hommes. L’ingéniosité dont ses deux hommes ont su faire preuve est simplement à saluer et à féliciter. L’œuvre est tout simplement parfaite. 

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